Paris, (France) - Il y avait un beau soleil hier à Paris malgré une fraicheur sèche. A peine le jour s’est levé et la nouvelle est tombée si vite et si dure qu’il a fallu des heures pour se mettre à l’évidence de la mort, sans douleur, ni souffrance aucune, du vaillant cinéaste Mahama Johnson Traoré.
Joint au téléphone, son épouse Rokhaya Diop dit Daba se confie à nous : « Rien ne laissait supposer un tel évènement, il est arrivé si vite. Hier, (dimanche ndlr) tout allait bien, il était en forme, s’épanouissait comme d’habitude dans la maison. Il avait un petit rhume qui le fatiguait mais rien de vraiment grave. Comme à ses habitudes, il a fait le tour et parlé avec ses amis, ses enfants, ses neveux et nièces, il a vu quelques-uns au courant de la journée sans laisser apparaître un signe de fatigue quelconque ». Mme Traoré ajoute : « ce matin (hier lundi, ndlr), il s’est réveillé très tôt vers 7 heures, fatigué par le rhume qui lui rendait la respiration difficile. Je lui ai alors mis quelques goûtes dans le nez pour lui faciliter la respiration et il s’est alors tout de suite rendormi sans problème. »
Au bout de quelques heures, aux environs de 9 heures (heure de Paris) Johnson Traoré s’est réveillé à nouveau, a jeté un regard en direction de sa femme restée à ses côtés avant de se retourner pour changer de position couchée dans son lit. Ce sera son dernier geste en vie. Quand elle s’est rendu compte de l’immobilisme de son époux, Mme Traoré confie avoir été prise de panique et a couru vers le téléphone pour alerter les proches. Sans tarder, elle a aussi appelé les secours. Lesquels sont intervenus rapidement pour essayer de le réanimer en vain. « Johnson Traoré a rendu l’âme, cela a été une mort naturelle sans douleur ni souffrance aucune ».
Le corps sans vie du cinéaste a été ensuite conduit à la maison funéraire de Montreuil en proche banlieue parisienne, au 32 Avenue Jean Moulin ou aura lieu certainement la levée du corps peut-être demain mercredi 10 mars 2010.
Forte dans sa douleur, Mme Traoré assure accepter courageusement la volonté divine et s’occupe désormais des formalités administratives pour faire transférer, au plus vite, la dépouille de Johnson Traoré en terre sénégalaise. Le souhait de la famille est de l’inhumer vendredi prochain au cimetière musulman de Yoff à Dakar. Auparavant, un hommage lui sera certainement rendu par ses amis et proches vivants en France.
Les autorités diplomatiques sénégalaises seront très attendues à cette cérémonie, notamment pour ce qui est de la prise en charge de la dépouille mortelle de ce vaillant fils du Sénégal et de l’Afrique tout entière.
Le Soleil













